“Le Brexit n’empêchera jamais un très haut niveau de coopération entre nos deux pays”

 

Le président français Emmanuel Macron et la première ministre britannique Theresa May lors du trente-cinquième sommet franco-britannique à Sandhurst – Politico

Emmanuel Macron et Theresa May ont signé un traité sur le contrôle de l’immigration à l’occasion du trente-cinquième sommet franco-britannique ce jeudi 18 janvier. Le Traité de Sandhurst vise à améliorer la coopération en ce qui concerne la gestion de la frontière commune, l’amélioration du travail avec les États de transit et les États d’origine ainsi que la prévention des mouvements de population. Comme le souligne le président français, il s’agit pour la France et le Royaume-Uni d’un “enjeu commun à gagner ensemble” vers l’obtention d’une coopération intelligente et efficace. Ce nouveau traité vient compléter les accords du Touquet de 2004 signés par Nicolas Sarkozy – alors ministre de l’Intérieur sous la présidence de Jacques Chirac – et par son homologue britannique David Blunkett. Les deux traités, comme celui de Sangatte en 1991, ont pour objet la surveillance de la frontière entre la France et le Royaume-Uni.

Une ambition humaniste à deux visages

Cette fois-ci Emmanuel Macron aborde le sujet des mineurs non accompagnés ayant de la famille au Royaume-Uni et qui ne relèvent plus de la procédure de Dublin. En accord avec la première ministre britannique, il prévoit une réduction drastique des délais pour la traversée de la Manche. Les personnes majeures mettront trente jours au lieu de six mois à effectuer la traversée et les mineurs non accompagnés vingt-cinq jours. Au-delà de l’ambition humaniste de la part des deux pays, l’objectif est double. “Qu’il s’agisse du monde académique, intellectuel, d’entreprise, sportif, de notre jeunesse, cette relation est là et une génération est là qui va continuer à faire grandir la relation bilatérale” insiste le président français. Le traité de Sandhurst est le fruit du travail conjoint des ministres de l’intérieur français et britannique, il s’inscrit dans la lignée de nombreuses coopérations franco-britanniques. Celui-ci participe à la sécurisation de la frontière pour favoriser les échanges économiques entre la France et le Royaume-Uni.

L’histoire comme passerelle 

À l’heure du Brexit, son souhait est de rapprocher les deux pays par ce qui les lie : leur histoire commune. L’usage de symboles forts pour marquer les esprits est une pratique à laquelle le président est familier. On se souvient notamment de sa victoire aux élections présidentielles rythmée par l’Ode à la joie, hymne européen qui augurait son orientation politique résolument pro-européenne. Pour manifester sa volonté de maintenir des liens étroits avec la Grande-Bretagne, Emmanuel Macron a annoncé lors de ce sommet le prêt de la tapisserie de Bayeux. Broderie datant du XI ème siècle inscrite au registre Mémoire du monde par l’UNESCO, elle n’a jamais quitté le sol français en presque mille ans. Il s’agit d’un véritable marqueur historique : les ornements représentent les nombreuses batailles menées entre la France et l’Angleterre pour le trône allant de la fin du règne du roi d’Angleterre Édouard le Confesseur en 1064 à la bataille de Hastings en 1066 qui se soldent par la conquête normande de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant. La tapisserie représente par excellence le lien profond et ancien entre le Royaume-Uni et la France qui perdure à travers les siècles, en dépit des secousses politiques.

 

 

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