Les négociations actuelles vont dans le sens de la Commission européenne comme l’a montré la dernière rencontre entre David Davis et Michel Barnier à Bruxelles le 19 mars – The Guardian

“Les citoyens britanniques et les citoyens européens des vingt-sept pays membres qui arrivent pendant la période de transition bénéficieront des mêmes droits et garanties que ceux qui sont arrivés avant le jour du vote en faveur du Brexit.” a déclaré Michel Barnier, le négociateur en chef du Brexit pour la Commission européenne lors d’une conférence de presse conjointe avec David Davis à Bruxelles le 19 mars 2018. Il semble s’agir de l’information la plus importante des derniers avancements dans les négociations entre la Commission et le Royaume-Uni.

La frontière irlandaise en suspens 

En outre, la position de David Davis sur les relations avec la République d’Irlande annonce une plus grande souplesse du côté britannique dans les discussions. On trouve dans le texte du projet de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne – withdrawal text – un “backstop plan” concernant la question de la frontière irlandaise. Le “backstop plan” est le nom donné à la problématique de la future frontière entre la République d’Irlande, membre de l’Union européenne, et le Royaume-Uni. Les négociations vont pour le moment dans le sens des européens qui souhaitent éviter une frontière dure de manière à ce que la République d’Irlande puisse jouir pleinement du marché commun et de l’union douanière dont bénéficient les membres de l’UE. En effet, en l’absence d’une solution apportée par le Royaume-Uni, l’Union européenne décidera du sort de la frontière entre les deux pays.  

Des intérêts financiers latents 

Mais si Londres accepte de lâcher du lest sur les possibles futurs accords, ce n’est pas par humanisme ou par excès d’europhilie. L’intérêt principal pour les Britanniques est de conserver les facilités dont dispose la City pour échanger sur le marché intérieur européen. À ce propos, un article du Monde récemment paru insiste sur la décision de la firme anglo-néerlandaise Unilever de ne conserver qu’un seul siège, à Rotterdam au détriment de Londres ce 15 mars. Malgré les affirmations du directeur général Paul Polman selon lesquelles ce choix n’aurait aucun lien avec le vote en faveur du Brexit, cette dernière aurait possiblement pu jouer en faveur des propositions de l’Union européenne, inquiétant les négociateurs britanniques sur l’avenir de la place financière. 
Mélanie Tuel
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